Chili : Communiqué

mercredi 23 octobre 2019
par  SUD Éduc

Le Chili vit depuis le 17 octobre une révolte sociale d’une force inouïe
soutenue par les organisations syndicales avec un appel à la grève
générale ce mercredi 23 octobre.

Ce pays est considéré « élève exemplaire » des mesures du FMI dictées
depuis le tristement célèbre 11 septembre 1973 : taux de rentabilité
loués par les marchés financiers, privatisation explicite des services
publics et perte quasi-totale des acquis sociaux. Aujourd’hui, la
population remet profondément en cause le résultat de cette politique
néolibérale.

Le mouvement social ne se satisfait pas de l’annulation de
l’augmentation du ticket de métro et s’attaque aux vraies causes des
inégalités sociales. Face aux revendications plus que légitimes des
travailleurs et travailleuses du Chili, le gouvernement a instauré
depuis 3 jours l’état d’urgence et le couvre-feu, déchainant un
terrorisme d’état qui, selon la Commission Interaméricaine des Droits
Humains, a déjà provoqué 1601 arrestations, 231 blessé.e.s , 42
assassiné.e.s, 12 femmes violé.e.s, 121 disparu.e.s et des milliers de
torturé.e.s.

La Fédération SUD éducation dénonce fermement la violence d’état et la
violation des droits humains. Nous exprimons notre entière solidarité
avec la lutte pour une transformation profonde de la société que mène le
peuple chilien ; et notamment à travers la grève générale qui a débuté
aujourd’hui.

La Fédération SUD éducation exprime tout son aux grévistes, notamment
dans l’éducation .


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