CORONAVIRUS : La barabarie institutionalisée dans certains quartiers.

samedi 28 mars 2020
par  SUD Éduc

Médiapart rapporte que, Mercredi, l’Observatoire des libertés publiques, émanation du Syndicat des avocats de France et de la Ligue des droits de l’homme, alertait déjà sur « des témoignages vidéo, oraux ou écrits » faisant état de « réactions disproportionnées des forces de l’ordre ». Et ajoutait que les quartiers « dans lesquels les situations sociales et matérielles des habitant·e·s rendent le confinement le moins supportable sont aussi ceux dans lesquels le non-respect des règles semble susciter les réactions les plus sévères et disproportionnées de la part des autorités ».

En ce qui concerne la vidéo tournée à Asnières, qui montre un agent de police mettant un coup de pied à un piéton et l’aspergeant de gaz lacrymogène, la préfecture de police a défendu cet usage de la force auprès de 20 Minutes : « Le contrevenant s’est mis à postillonner en direction du fonctionnaire qui s’est servi de sa jambe et de gaz lacrymogène pour éviter tout risque de contamination. »

Un peu plus loi, le journal relate l’histoire du jeune Sofiane qui aurait été arrêté, puis violé, si l’on retient le critère d’attouchements non consentis, ensuite conduit au commissariat. « Dans la voiture, ils lui disent : “On va te ramener dans la forêt et on va te brûler, t’es qu’une petite pute” », poursuit son avocat. Sa garde à vue pour rébellion est levée le soir même, sans poursuites. Samim Bolaky estime qu’« avec le véhicule, le lieu est l’heure, il doit être très facile d’identifier les policiers qui portent des coups, dont l’un était cagoulé ». Le lendemain, la mère de Sofiane a reçu une contravention pour avoir conduit son fils à l’hôpital sans être munie d’une attestation. Un médecin généraliste a finalement accordé quatre jours d’ITT au jeune homme.