Non à la répression et à l’état d’urgence !

mardi 22 octobre 2019
par  SUD Éduc

Chili : du ticket de métro à la révolte populaire !
Communiqué

Face à la très forte mobilisation populaire, le gouvernement chilien est revenu en arrière à propos de la hausse du prix du ticket de métro. Mais le mouvement est bien plus vaste que ce seul sujet ; sa force a créé une dynamique sociale et politique qui amène à poser des problèmes de fond, à exiger la satisfaction de revendications autres, à avancer vers des alternatives au système en place.

Patronat et bourgeoisie l’ont bien compris ; ils utilisent les armes dont ils disposent : l’état, la police, l’armée, la répression, la privation de liberté… Dans un pays qui a connu la dictature du régime de Pinochet, le recours à l’armée et l’état d’urgence a un sens profond. Santiago est de nouveau aux mains des militaires…

Les organisations membres du Réseau syndical international de solidarité et de luttes dénoncent la répression gouvernementale. Nous sommes solidaires de celles et ceux qui luttent dans l’ensemble du Chili. Nous saluons les forces syndicales qui tentent d’organiser la grève générale pour renforcer le mouvement en cours.

Solidarité !

Des images ici
https://www.youtube.com/watch?time_continue=12&v=3wzOAYVcWEw

Le président conservateur chilien Sebastián Piñera a fait appel à l’armée pour réprimer les manifestations contre la hausse du tarif du métro à Santiago, la capitale. Mais si le projet a été abandonné dimanche, la crise se poursuit et la colère est toujours aussi vive après la mort de treize personnes.

On n’avait pas vu de telles images au Chili depuis le retour de la démocratie et la fin de la dictature militaire d’Augusto Pinochet (1973-1990) : des soldats ont été déployés samedi 19 octobre dans les rues de la capitale Santiago en raison des manifestations déclenchées par la hausse des taxis du métro. « Je suis sur la place d’Italie et il y a des militaires avec des armes de guerre », a tweeté le député d’opposition de gauche Gabriel Boric Font, qui s’en est pris au gouvernement du président conservateur Sebastián Piñera, l’un des hommes les plus riches du pays qui a pris ses fonctions l’année dernière et a déjà gouverné le Chili entre 2010 et 2014.

Les manifestants présents sur la place ont entouré les chars, montrant leur opposition. Dans tout le pays, des rassemblements ont eu lieu, marqués par des « cacerolazos », des « concerts » de casseroles. « Cacerolazo », c’est d’ailleurs le titre du morceau composé par la chanteuse franco-chilienne Ana Tijoux et publié sur son compte Instagram. Mais c’est la nuit que la situation a dégénéré bien que le gouvernement ait abandonné dimanche son projet de hausse du prix du métro. Lundi matin, les autorités ont fait état de treize morts.