Lorsque la répression aveugle d’Etat et le totalitarisme radicalisent la Résistance.

vendredi 26 avril 2019
par  SUD Éduc

France : Une voiture de l’armée incendiée en représailles contre la répression

Il était 2 h 30 environ, dans la nuit du dimanche 13 au lundi 14 avril, lorsqu’une explosion a provoqué l’incendie d’une Renault banalisée, propriété du Centre de formation et de recrutement des forces armées (Cirfa) de Saint-Nazaire. Elle était stationnée sur le parking de la résidence dont le portail n’était manifestement pas fermé.

Dans un courriel adressé à Ouest-France, un expéditeur anonyme signant Les nouveaux partisans revendique « cette action est en représailles contre la répression qui s’abat sur le prolétariat de l’État français. Elle est également un message de solidarité envers les peuples opprimés par l’État français » . Le propos se termine en réclamant « Liberté Pour Téo Rienda, Tristan Haddouche et tous les Gilets Jaunes prisonniers politiques ! »

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France : Trois syndicalistes en garde à vue

Mobilisation devant le commissariat de Martigues hier mercredi. Trois militants de la CGT ont été placés en garde à vue au commissariat de Martigues et vont être déferés au tribunal d’Aix-en-Provence. Il leur est reproché une distribution de tracts, le 19 mars dernier, au dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer. En solidarité, une cinquantaine de militants CGT se sont mobilisés ce mercredi devant le commissariat. Un nouveau coup porté contre l’organisation syndicale dans les Bouches-du-Rhône, quelques semaines après l’interpellation d’un membre de la CGT lors d’une manifestation antifasciste à Marseille, et au moment où un député, élu des Bouches-du-Rhône, a demandé la dissolution de la fédération départementale de la CGT.

France : Deux Gilets jaunes emprisonnés avant leur procès

Le 10 avril, deux camarades Gilets Jaunes de la région clermontoise ont été mis en garde à vue parce qu’ils avaient participé à la manifestation Gilet Jaune du 23 février. Après 48h, ils ont refusé la comparution immédiate et seront donc jugés le 13 mai. En attendant, la justice a décidé de les placer en détention pour un mois, en prison. Depuis 3 jours, les Jeunes Révolutionnaires de Clermont et la CARA organisent des rassemblements de soutien et de solidarité envers les inculpés.

La "justice d’abattage" se poursuit contre les Gilets jaunes.

A la fin du mois de mars, ce sont ainsi pas moins de 2 000 peines qui ont été prononcées avec, selon les chiffres du ministère de la Justice, 40 % de peines d’emprisonnement ferme et 60 % d’autres types de condamnations (sursis, amendes, travaux d’intérêt général, etc.). Pas moins de 390 mandats de dépôt ont été prononcés, soit autant de personnes incarcérées, tandis que 100 personnes ont été relaxées et 1 700 affaires (soit presque une sur deux) classées sans suite.